Kine
Dans la dernière montée depuis la catédrale St.Nicolas
Le signe de la victoire, c'est Chéri qui le fait ( à son papa qui prend la photo!!!): on est dans le dernier reck, le drapeau "17km" nous nargue là en haut, plus que quelques minutes à courir! Le temps sera supérieur à 2h, mais finalement, c'est pas grave.
Départ en groupe ce matin à 8h30. Le temps est magnifique, pas très chaud (environ 8-9°C), mais c'est dans 2h que la course démarrera, le soleil aura le temps de monter et de nous réchauffer!
Arrivés à Morat, nous rejoingons la foule des coureurs, et nous installons près des WC les plus classe de la ville (à l'hôtel Murten-Hotel!). Tranquilles, nous attendons notre tour et allons faire peepee, intensément, les uns après les autres! Tout le monde a les mêmes préoccupations... vider sa vessie (sans parler du reste!), et la queue s'allonge devant la porte des WC.
Puis nous nous débarrassons de nos affaires, dans un camion qui les ramènera à Fribourg. Et nous partons pour le point de départ. Il y a la musique à fond, une ambiance bon enfant, plein de gens aux fenêtres, plein de gens au départ. Je me sens très bien, tout mon stress s'est envolé. N'ayant rien à perdre, je vais simplement essayer de réussir à courir tout du long. Et mon Homme s'est désigné volontaire pour m'accompagner, pour courir à mes côtés, même si mon rythme est nettement plus lent que le sien (il dira quand même qu'il n'a pas l'intension de s'épuiser et d'être KO au boulot demain!)...
Bang, le coup du départ est donnée... et personne ne bouge!

Le groupe K reçoit donc 2 coups de semonce pour le départ! Et la caravane s'ébranle... Nous partons au petit trot, et avant même d'avoir réalisé la chose, le premier km est derrière nous! J'ai pas assez bien serré ma ceinture cardio, qui descend le long de mes côtes... et finalement j'abandonne l'idée de suivre ses indications. Tant pis!
Ca commence à grimper, je ne vois pas le signe du 2k, mais bien celui des 3.... Nous traversons des villages, où les habitants nous saluent à son de guggenmusik ou de toupins agités à notre passage. C'est vraiment sympa de voir toute cette foule nous encourager. J'aurais bien fait des photos, mais je pense qu'il faut abandonner certaines idées si l'on veut courir!

Chéri me coache, me disant de rallentir pour les différentes montées qui s'annoncent.
Vers le km 8, je commence à avoir mal à l'extérieur du genou droit. Fichtre, c'est difficile de courir tant sur le bitume... Non seulement ça tape dur, malgré la super absorption des chocs qu'offre mes chaussures, mais en plus, les routes "plates" ne sont pas plates! Elles "penchent" dans les virages, sont légèrement bombées en leur milieu, et les deux pieds ne sont pas à la même hauteur. La douleur s'incruste, est vraiment présente. Mais je décide que ça ira quand même.
Vers le km 11, c'est au tour de la hanche gauche de se manifester...probablement en réaction du genou droit!
Ben tant pis, ça va continuer quand même! L'avantage de ces douleurs, c'est qu'elles me faisaient raccourcir la foulée, idéal pour les montées, mais vraiment dommage pour les descentes, où je pourrais justement les allonger et gagner quelques secondes.
Tan pis, en effet...
La "terrible montée de la Sonnaz", dans le dernier tiers de la course, ne m'a pas paru si horrible que ça, j'ai eu un peu plus de peine à son approche. Je savais qu'une fois en haut, il ne restait que 3k à courir... quasi tout à la descente (sauf les 200 derniers mètres).
Ouais, à part que justement, la descente, avec un genou douloureux, et une hanche qui râle, c'était pas l'idéal non plus! Les spectateurs rentrent gentiment, nous sommes partis, il faut le dire, dans le dernier groupe de coureurs! Il n'y a plus rien d'intéressant à voir sur le parcours!
La fin de la descente me paraît bien longue... (pour ceux qui connaissent, juste avant les ramparts...), et j'aimerais bien que ça s'arrête bientôt.
Chéri m'encourage - après avoir presque hésité à porter secours à une femme effondrée au bord de la route - mais l'ambulance arrive à ce moment-même, avec un médecin à bord (je vais tout de même préciser que déjà 3-4 personnes sont autour de cette femme, qu'elle est en position latérale de sécurité, et que sa présence n'aurait pas forcément été utile).
La catédrale est en vue, ça remonte un tout petit peu, ça redescend, et hop, on est partis pour le dernier reck! ouf! J'ai la pêche au niveau de la respiration et du mental, mais alors, j'ai vraiment mal aux jambes. Je ne pensais pas avoir si mal. Bah, on y est presque!
En haut, un petit dernier sprint, histoire de, et je passe le portique d'arrivée à 2h04'54.
Heu-reuse!



Et soulagée de voir ma cops April le passer quelques minutes plus tard, après l'avoir entendu dire, assez au début qu'elle ne se sentait pas très bien. Heureusement, son chéri à elle l'accompagnait!



Dans 3 semaines... le demi-marathon de Lausanne me fait de l'oeil. J'y réfléchis, et ai encore quelques jours pour m'inscrire!
7 Responses
  1. Anonymous Says:

    Bravo et chapeau bas, Madame. Ce n'est pas si simple de courir le Morat-Fribourg. La douleur fait partie intégrante de ce genre de course, il faut le savoir avant. je ne connais pas une seule personne qui ai dit que c'est une promenade de santé. Tu as de quoi être très fière de toi c'était un magnifique challenge et je regrette de ne pas pouvoir être venue t'encourager au bord de la route.


  2. Bravo miss, tu as ete super courageuse d'avoir continue avec des douleurs ! Tu es mure pour le semi !


  3. Benedicte Says:

    Yeah!!! Super!

    Et excellent reportage :)


  4. Mona Says:

    Chapeau, tu peux être fière de toi!
    Apparemment ton mari est un sacré sportif pour aller juste t'accompagner sans avoir fait tout un entraînement ;-)


  5. Emmanuelle Says:
    This comment has been removed by the author.

  6. Emmanuelle Says:

    Terrible!!! Bravo , tu dois etre fiere de toi! Courrir en ayant mal en plus, c'est vraiment pas facile, tu es tres courageuse ... Le demi-marathon, waouhh!! Tu t'es decidee?


  7. Emmanuelle Says:

    Courir avec 2r bien sur, c'est mieux!!!