Sous une pression très relative, je me pose beaucoup de questions quant à me remettre sur le marché du travail. Pour être tout à fait honnête, je n'en ai pas envie - et j'ai la chance que nous n'en ayions pas particulièrement besoin financièrement...
D'où mes questionnements (ben oui, si je n'avais pas le choix, je me poserais pas tant de questions...)
Infirmière de profession, j'ai cessé cette activité professionnelle il y a 9 ans. Sans le moindre regret, même si je quittais la place que j'avais préférée, la salle de réveil de l'hôpital universitaire!
Je me suis lancée dans de la traduction allemand-français, que je pratique toujours, depuis la maison. C'est très pratique, vu les horaires scolaires débiles des enfants, et leur âge qui ne me permet pas encore d'attendre trop d'indépendance de leur part. Mais pour le moment, ça ne rapporte quasi rien!
J'ai donné des cours de portage pendant 5 ans, géré toute une équipe d'autres personnes qui en donnaient, mais maintenant, malgré tout le plaisir que j'y ai eu, et l'enthousiasme que j'ai mis dedans, il est temps de passer à autre chose....
J'ai fait une formation professionnelle de kinésiologue, et j'ai flingué l'examen final. Pas refait pour plein de raisons, toutes meilleures les unes que les autres (hahaha!). Plus jamais pratiqué, depuis passé 4 ans maintenant....
Aux USA, c'était simple, je n'avais pas le droit de travailler...
De retour ici, on me demande à tout bout de champ quand je vais m'y remettre, si je m'y suis déjà mise, si je compte m'y remettre.
Ben... peut-être? Mais je ne sais pas dans quoi!
La vie d'une mère de famille ici, c'est beaucoup de présence à la maison, et pour le moment, je m'y sens si bien. J'accompagne avec plaisir mes enfants à l'école, dans leurs devoirs. La maison demande passablement de travail, que j'aime finalement bien faire aussi. La seule chose qui me tarabistouille, c'est de faire à manger à midi, tous les jours (sauf le mardi, jour béni où les enfants mangent à l'école: du luxe, c'est sûr, mais un bienfait, une pause qui me permet de m'engager davantage les autres jours). J'ai pris un rythme qui me convient, et je n'ai finalement qu'un regret, par rapport à mon ancienne vie (aux USA, je veux dire!), c'est que je n'ai plus le temps de faire du sport...
Je me sens riche de cette liberté/indépendance que j'ai en étant au foyer. L'indépendance possible que m'offrirait un revenu ne compense pas, à mes yeux, la perte de cette liberté...
En 9 ans, je parie que les soins infirmiers ont passablement changé.
Il y a des cours de recyclage, et à ma connaissance, ils n'étaient plus offerts à Fribourg, mais à environ 45 min/1h de route d'ici - pas gérable avec les horaires scolaires de nouveau...
Et en plus, quand je vois le programme du cours, je me dis que je ne suis même pas sûre d'en avoir besoin... Bref, de nouveau plein d'excuses pour ne pas le faire!
Et aujourd'hui, dans la feuille locale, je trouve une annonce disant qu'un cours d'"actualisation des connaissances infirmières" est mis sur pied pour janvier-octobre 2009. A Fribourg. Plus d'excuse!?
Lundi, j'appelle le secrétariat local, pour en savoir plus. Non, ce sera mardi, car lundi, c'est férié...
Un peu paumée, là, je ne sais plus que faire...
A l'origine, je pensais faire l'an prochain un cours intitulé "bilan de compétences, portfolio", qui aurait eu la mission de me faire voir plus clair dans mon avenir professionnel...
Je ne pourrais pas faire les deux!