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Kine
On arrive à une période de l'année où certains animaux changent de couleur de pelage... tout en restant les mêmes!
J'ai envie d'en faire autant, de changer le look de mon blog - éventuellement aussi d'hébergeur, afin d'avoir plus de possibilité de "bidouiller". J'hésite, je ne sais pas, je vais essayer!

Et il faudra que je prenne tôt ou tard une décision concernant mon blog créatif des tulipes! Je garde? je transfère? je fais quoi? comment?


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Kine
Aujourd'hui, en jour, ça fait pile un an que nous sommes arrivés dans notre maison... OK, c'était le 1er juillet, mais c'était un lundi. Et je ne sais pourquoi, mais je suis presque plus attachée aux jours qu'aux dates. Du moins pendant les premières années, après, la date prend plus de place dans mon souvenir, mais pas toujours!

L'acclimatation a été bien plus rapide et meilleure que tout ce que je m'étais imaginé! Il faut dire que nous avions pris l'option de jouer les expatriés dans notre propre pays, tactique qui a payé, il faut croire! Nous admirons quotidiennement le paysage qui nous entoure, sommes étonnés par les variations de température, de climat, avons adoré la quantité de neige présente tout l'hiver, les 30°C qui sont quand même assez fréquents à la bonne saison...

Les enfants prospèrent bien, et terminent en beauté leur année scolaire. Si Lulu peut encore améliorer ses compétences sociales (!), notre grande atteint tous les objectifs avec la plus grande facilité. Nous sommes très fiers, bien sûr, et soulagés aussi!

M. s'est bien retrouvé dans son travail, et a même réussi à bien s'habituer aux trajets qu'il fait tantôt en train, tantôt en voiture. 

De mon côté, je vais, héhé, reprendre le trajet de la vie rémunérée (je refuse de dire "active", car il me semble que je m'active déjà suffisemment tous les jours!) dès la rentrée scolaire: je vous en parlerai davantage dans un autre billet! J'ai retrouvé du temps pour faire du sport, et me sens vraiment bien ici.

Mon immense gratitude va à ma cops Valentine (et à sa famille bien sûr), qui s'est engagée à fond pour que nous soyions bien ici: organisation de picnic de bienvenue pour faire connaissance avec d'autres familles, soupers, etc... elle nous a vraiment introduits dans la vie locale. Sans toi, Vali, j'aurais probablement bien plus ramé! Merci de m'avoir si bien soutenue, encouragée, et d'avoir tant fait pour que nous nous sentions à l'aise dans ce village! Tu es une vraie perle! Et merci à toi aussi Christophe, qui a permis que nous arrivions dans une maison tout à fait habitable, dès le premier jour!


Kine

Hier, Avinet aurait eu 95 ans, et elle était dans mes pensées toute la journée. Elle nous manque à tous. Son vrai prénom était Marguerite...
Et qui venait me faire un coucou dans le jardin ce matin, bien droite et toute seule?
Une bien jolie marguerite!

Merci pour le clin d'oeil!
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Kine
Bon c'est fait, c'est officiel, on n'est plus dans notre réserve à principes... on a acheté une machine à café Nestresso. Enfin "on"... pas moi, et là, j'insiste sur ce détail, car moi, je ne bois pas d'espresso, je ne jure par le café M-Bud' bu dans des mugs dont le souvenir ajoute du goût au breuvage.

 
Des souvenirs magiques de mes magiques mamans des étazunisdamérique, rencontrées à St.Louis, Indianapolis, Baltimore, Chicago, Los Angeles... (merci encore Elke pour cette superbe tasse!)
Sans parler de la quantité: on nous dit bien de boire 1.5-2l/jour, non? Avec 3 cafés par jour, j'y suis déjà, si je les prends dans mes super mugs du Starbuck's café (530 ml, officiellement!).

Oui, je collectionne: Avis aux amatrices, j'ai déjà aussi Cleveland et Boston!!! J'ai une préférence pour les villes où je suis allée moi-même personnellement: SF, LA, KC, Nashville, mais je m'en voudrais de faire la difficile!

C'est mon homme qui a "craqué". La machine que j'avais achetée, et qui prenait du café moulu ou en sachets - bien suffisant à mon avis, et surtout compostables! - a souffert d'un excès de zèle de ma part (ça m'apprendra à vouloir acheter le café que chéri aime - et le faire moudre... trop fin, ce qui a bouché totalement le filtre et fait sauter je ne sais quoi à l'intérieur).
Ce qui nous avait toujours permis de résister à la vague Nestresso (on en a bu de Singapour, aux USA), c'était l'envie de rester libre de s'achalander où on voulait, au fil des coups de coeur. La non-envie d'alimenter la grosse multinationale (n'en déplaise à ma si chère Valérie et à mes copains qui sont dans le bizness, moi j'y comprends rien, et j'ai toujours des idées très primaires en matière d'économie) me concernait plus particulièrement, mais j'ai réglé le problème en ne buvant pas (ok, quasi plus) d'espresso en général.
Puis vint justement le pépin dans le filtre, et la nécessité de racheter une machine. Il fallait donc se choisir une prison: Nestresso? Delicia? Tachimo? du pareil au même! Sauf peut-être le détail de post-consommation: le recyclage des capsules de la boîte au nid d'oiseau. Je n'arrive toujours pas à croire que j'ai entendu de mes propres oreilles un argument de vente sensé être en béton: "si vous ne voulez pas du Nestresso, Madame, vous pourriez être intéressée par cette autre marque, car vous n'avez pas besoin de vous préoccuper du recyclage, vous pouvez mettre à la poubelle les capsules"! C'est parfait, Madame, vous venez de me confirmez que d'une, vous êtes une vraie blonde, et de deux, que je n'achèterai définitivement pas non plus cette marque-là!
Alors pour se donner bonne conscience, c'est malgré tout vers la machine Nestresso que mon chéri s'est orienté... car elle organise officiellement (en plus, on est en Suisse, ne l'oublions pas!), un programme de recyclage des capsules.

Mais bon... elles lui racontent des histoire, ces petites tasses rikiki? tu parles! Elles lui filent plutôt des coups de fouet! non merci...
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Kine
On est mardi, et j'ai appelé le secrétariat pour avoir des renseignements. Alors c'est bien ce que j'avais compris en début d'année, il n'y a pas de cours donnés à Fribourg.
Il faut aller vers Lausanne... ce que je ne trouve pas compatible, pour le moment, avec les horaires des enfants.
Donc une excuse de nouveau!

Mais j'ai une petite idée qui tourne et tourne et mérite encore de la réflexion, et encore quelques renseigements. Je vous tiendrai au courant!


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Kine
Sous une pression très relative, je me pose beaucoup de questions quant à me remettre sur le marché du travail. Pour être tout à fait honnête, je n'en ai pas envie - et j'ai la chance que nous n'en ayions pas particulièrement besoin financièrement...
D'où mes questionnements (ben oui, si je n'avais pas le choix, je me poserais pas tant de questions...)
Infirmière de profession, j'ai cessé cette activité professionnelle il y a 9 ans. Sans le moindre regret, même si je quittais la place que j'avais préférée, la salle de réveil de l'hôpital universitaire!
Je me suis lancée dans de la traduction allemand-français, que je pratique toujours, depuis la maison. C'est très pratique, vu les horaires scolaires débiles des enfants, et leur âge qui ne me permet pas encore d'attendre trop d'indépendance de leur part. Mais pour le moment, ça ne rapporte quasi rien!
J'ai donné des cours de portage pendant 5 ans, géré toute une équipe d'autres personnes qui en donnaient, mais maintenant, malgré tout le plaisir que j'y ai eu, et l'enthousiasme que j'ai mis dedans, il est temps de passer à autre chose....
J'ai fait une formation professionnelle de kinésiologue, et j'ai flingué l'examen final. Pas refait pour plein de raisons, toutes meilleures les unes que les autres (hahaha!). Plus jamais pratiqué, depuis passé 4 ans maintenant....

Aux USA, c'était simple, je n'avais pas le droit de travailler...

De retour ici, on me demande  à tout bout de champ quand je vais m'y remettre, si je m'y suis déjà mise, si je compte m'y remettre.
Ben... peut-être? Mais je ne sais pas dans quoi!
La vie d'une mère de famille ici, c'est beaucoup de présence à la maison, et pour le moment, je m'y sens si bien. J'accompagne avec plaisir mes enfants à l'école, dans leurs devoirs. La maison demande passablement de travail, que j'aime finalement bien faire aussi. La seule chose qui me tarabistouille, c'est de faire à manger à midi, tous les jours (sauf le mardi, jour béni où les enfants mangent à l'école: du luxe, c'est sûr, mais un bienfait, une pause qui me permet de m'engager davantage les autres jours). J'ai pris un rythme qui me convient, et je n'ai finalement qu'un regret, par rapport à mon ancienne vie (aux USA, je veux dire!), c'est que je n'ai plus le temps de faire du sport...
Je me sens riche de cette liberté/indépendance que j'ai en étant au foyer. L'indépendance possible que m'offrirait un revenu ne compense pas, à mes yeux, la perte de cette liberté...

En 9 ans, je parie que les soins infirmiers ont passablement changé.
Il y a des cours de recyclage, et à ma connaissance, ils n'étaient plus offerts à Fribourg, mais à environ 45 min/1h de route d'ici - pas gérable avec les horaires scolaires de nouveau...
Et en plus, quand je vois le programme du cours, je me dis que je ne suis même pas sûre d'en avoir besoin... Bref, de nouveau plein d'excuses pour ne pas le faire!
Et aujourd'hui, dans la feuille locale, je trouve une annonce disant qu'un cours d'"actualisation des connaissances infirmières" est mis sur pied pour janvier-octobre 2009. A Fribourg. Plus d'excuse!?
Lundi, j'appelle le secrétariat local, pour en savoir plus. Non, ce sera mardi, car lundi, c'est férié...

Un peu paumée, là,  je ne sais plus que faire...


A l'origine, je pensais faire l'an prochain un cours intitulé "bilan de compétences, portfolio", qui aurait eu la mission de me faire voir plus clair dans mon avenir professionnel...
Je ne pourrais pas faire les deux!



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Kine

Avinet'* 1914-2008
Cette fin de novembre est tristounette et marquée par le signe du lâcher prise.
Tout d'abord, le départ d'Avinet', ma grand-maman extraordinaire, voyageuse, espérantiste, sage, habile, douce, pleine d'humour, et d'amour aussi. 
Elle s'est couchée, ravie de retrouver son bon lit douillet, après une semaine digne d'une wonder-woman: mercredi, repas avec ses copines de l'Ecole Normale (elle était de 1914 - j'imagine que ses copines étaient contemporaines, plus ou moins!), jeudi, conversation d'Espéranto, et vendredi, séance de cinéma avec un film sur la Chine. Film qui a dû lui rappeler de sacrés souvenirs!
Et le lit étant si confortable, son sommeil est devenu définitif. Avinet' s'est envolée...
Je suis reconnaissante d'avoir pu dîner avec elle il y a 2 semaines! L'après-midi, elle avait voulu aller à son atelier de tricot. Son groupe tricotait des petits chats distribués aux enfants arrivant à l'hôpital de Morges. Elle était si heureuse de faire quelque chose pour des enfants...
Je suis triste que ma grand-maman ne soit plus là. Mais je suis heureuse d'avoir pu "l'avoir" si longtemps! Nous l'aimions immensément, et elle nous le rendait bien!

*Avinet: mot construit de l'espéranto: Avino= la grand-mère (la vieille dame). Avineto= la petite vieille dame! Ne voulant pas de "mémé", ou autre "mamie" une fois devenue arrière-grand-mère, elle s'était choisi seule ce surnom!


Dans ces circonstances, il peut paraître mal placé de mentionner un deuxième deuil, même s'il est bien réel. Mes parents ont vendu leur chalet. Et après une journée là-haut (sur la monta-hagneu)... à le vider, je me rends compte que c'est vraiment une autre page qui se tourne.




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Kine
Partir, c'est mourir un peu...
Boucler notre séjour aux USA, malgré le fait que ce soit totalement volontaire, (et en plus, que nous nous réjouissions vraiment de retourner habiter en Suisse), amène tout de même des moments de tristesse, de nostalgie. Nous devons faire le deuil du (bon) temps passé ici.

Je trouve que ces sentiments mitigés sont exacerbés par l'arrivée du beau temps: une météo estivale, pas encore trop humide, pas encore trop moustiquée, pas encore torride. Idéal, entre 23 et 30°C, au grand soleil....

Les bonnes choses refont surface: festivals de plein air (Shakespeare festival à Forest Park), concerts en plein air, gratuits, dans le même parc, barbeque qui embaume le voisinage. Les gens sortent de chez eux, alors qu'ils s'y étaient calfeutrés pendant cet (inhabituellement long) hiver.
    
Festival Shakespeare à Forest park, avec pièces d'intro pour les enfants (Richard III)
Comment s'arracher à tout cela, quand le fait de se réjouir de partir ne suffit pas?
Cracher dans la soupe. Hé oui, je n'en suis pas fière...
Mais j'ai eu droit à une remarque d'une de mes toutes proches amies (pas une locale!), me demandant de cesser de critiquer le système scolaire du district où va ma fille, car finalement, d'autres n'avaient pas la même "chance" que moi d'en partir. Et d'ailleurs, comme la plupart des gens n'avaient pas eu l'occasion de voir ailleurs, je ne devais pas leur en vouloir de continuer à croire que leur district était si excellentissime!

Cette remarque m'a fait réaliser la chance que nous avions eue à notre arrivée, de la qualité de l'enseignement reçu par notre fille, dès son arrivée. Et surtout, nous avions eu la chance de voir deux systèmes si différents, à moins de 15km l'un de l'autre. Que nous réservera le système fribourgeois?
Un peu d'introspection, et une bonne nuit de sommeil sur cet "incident" (qui aime se faire "remonter les bretelles" par une amie?) m'ont fait accepter que c'est OK d'être triste de partir. Cracher dans la soupe, c'est juste pour m'aider à lâcher prise.
Ce serait bien que je trouve d'autres moyens, non?


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Kine
Honnêtement, je me pose la question...
Ces derniers temps, j'ai de nouveau le blues... La semaine dernière, après avoir fait une répétition de chant, notre chef de choeur a eu des paroles tellement touchantes, que j'en avais les larmes aux yeux. Il pleurait aussi, d'ailleurs. 
Et nos histoires de maison ne me laissent pas tranquille... les prix des travaux prévus traversent un plafond après l'autre, et je ne sais pas comment on fera /comment il faut faire. Heureusement, mon homme est beaucoup plus tranquille que  moi, et il me rassure beaucoup. Un ange, celui-là!!!

Mais toujours est-il que la semaine dernière, je me suis sentie particulièrement vulnérable, émotionnellement parlant.
Et que dimanche matin, je me suis réveillée avec de nouveau des petits points blancs dans la gorge! Heureusement, pas de douleur, mais apparemment une rechute de mon angine à strepto. Re-belotte pour des antibios ... du jamais vu pour moi (à part la pénicilline reçue il y a un mois, je n'avais jamais pris d'antibiotiques depuis avant la naissance de Léa!)

Ce qui m'amène à me poser la question suivante: est-ce que je suis plus vulnérable à tous points de vue (boule dans la gorge (tiens, justement!) - émotivité) parce que bêtement j'ai une angine qui s'annonce? ou est-ce que je suis plus sensible à la présence des streptocoques parce que je suis stressée, et que ma boule dans la gorge leur indique l'endroit où s'installer?

Je pense que poser la question, c'est y répondre, n'est-ce pas Sophie?
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