Kine
Partir, c'est mourir un peu...
Boucler notre séjour aux USA, malgré le fait que ce soit totalement volontaire, (et en plus, que nous nous réjouissions vraiment de retourner habiter en Suisse), amène tout de même des moments de tristesse, de nostalgie. Nous devons faire le deuil du (bon) temps passé ici.

Je trouve que ces sentiments mitigés sont exacerbés par l'arrivée du beau temps: une météo estivale, pas encore trop humide, pas encore trop moustiquée, pas encore torride. Idéal, entre 23 et 30°C, au grand soleil....

Les bonnes choses refont surface: festivals de plein air (Shakespeare festival à Forest Park), concerts en plein air, gratuits, dans le même parc, barbeque qui embaume le voisinage. Les gens sortent de chez eux, alors qu'ils s'y étaient calfeutrés pendant cet (inhabituellement long) hiver.
    
Festival Shakespeare à Forest park, avec pièces d'intro pour les enfants (Richard III)
Comment s'arracher à tout cela, quand le fait de se réjouir de partir ne suffit pas?
Cracher dans la soupe. Hé oui, je n'en suis pas fière...
Mais j'ai eu droit à une remarque d'une de mes toutes proches amies (pas une locale!), me demandant de cesser de critiquer le système scolaire du district où va ma fille, car finalement, d'autres n'avaient pas la même "chance" que moi d'en partir. Et d'ailleurs, comme la plupart des gens n'avaient pas eu l'occasion de voir ailleurs, je ne devais pas leur en vouloir de continuer à croire que leur district était si excellentissime!

Cette remarque m'a fait réaliser la chance que nous avions eue à notre arrivée, de la qualité de l'enseignement reçu par notre fille, dès son arrivée. Et surtout, nous avions eu la chance de voir deux systèmes si différents, à moins de 15km l'un de l'autre. Que nous réservera le système fribourgeois?
Un peu d'introspection, et une bonne nuit de sommeil sur cet "incident" (qui aime se faire "remonter les bretelles" par une amie?) m'ont fait accepter que c'est OK d'être triste de partir. Cracher dans la soupe, c'est juste pour m'aider à lâcher prise.
Ce serait bien que je trouve d'autres moyens, non?


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2 Responses
  1. Anonymous Says:

    Le processus de départ, un deuil c'est encore autre chose, à des allures bizarres. Un jour tu regrettes, un jour tu te projettes.
    Rassure-toi! Il y a aussi des festivals gratuits en suisse romande et un spécial pour les enfant le Caribana festival à Nyon, le Signal de Bougy et en automne il y a un sentier animé dans la basse ville de nuits avec un petit train, suffit de lire la presse locale ;-) et de manière générale une bonne offre culturelle. L'école fribourgeoise est la meilleure actuellement dans sa partie francophone, les exigences sont élevées. Après c'est souvent une affaire de personne... comme partout.
    Maintenant, on est un peu plus frileux et on fait pas chmolitz avec tout le monde, c'est un peu dans notre nature de suisse. Mais rien ne t'empêche de mettre sur pied une fête de quartier, de t'impliquer dans des associations, et l'offre de choses à faire avec des enfants est plus qu'honorable, je t'assure ! En tous les cas bien plus que lors'que nos enfants à Mona et à moi étaient petits ;-)


  2. Mona Says:

    Oh, j'ai toujours sû quoi faire avec mes enfants quand ils étaient petits. Maintenant l'offre est pléthorique et le choix d'autant plus difficile ;-) Je suis assez contente de n'avoir plus trop à y penser.